Cinq Potsdamer, témoins de la chute du Mur de Berlin, 30 ans après !

Samedi 9 novembre 2019, une première présentation de leurs témoignages a eu lieu le matin dans l’auditorium du Lycée La Bruyère de Versailles. Les très nombreux élèves présents ont écouté avec beaucoup d’attention et d’intérêt les récits des cinq témoins et échangé avec eux.

L’après-midi a commencé, devant l’auditorium comble de l’Université Inter-Ages, par une remise en perspective de la chute du mur, par Michèle Weinachter, universitaire spécialiste de l’Allemagne contemporaine et membre active de l’association de jumelage du Chesnay. Avec érudition et une grande force de conviction, elle nous a fait revivre le contexte de cet évènement dont les répercussions sur la paix et la démocratie n’en finissent pas d’influencer l’Allemagne et l’Europe d’aujourd’hui.

Tous ont pu apprécier ensuite la diversité des témoignages des cinq Potsdamer, en raison de leurs âges et parcours divers, ainsi que de leur sincérité.  Ils venaient de milieux très différents, allant de très conformistes à très contestataires, et ont soit contribué directement à la chute du mur, soit ont saisi la chance qui s’offrait à eux alors qu’il régnait beaucoup d’incertitudes et de peurs à ces moments.

 

Tous vivaient alors dans une normalité acceptée, le plus jeune ne pensant qu’aux préparatifs du Carnaval. Les manifestations de protestation réussissaient à rester pacifiques, que ce soit du côté des contestataires ou de la police. Cependant la peur qui régnait dans le pays avant cette ouverture du Mur, finalement fortuite, a été remplacée par un soulagement et une bonne humeur collective.

Aucun n’avait alors envisagé ni même souhaité la disparition de la RDA, les personnes les plus politisées espéraient surtout une démocratisation de la vie politique est-allemande et un retour aux idéaux du socialisme… Mais tous ont rapidement compris que plus rien ne serait comme avant.

 

Merci à Siggi et Irina d’avoir souligné que si eux, les témoins présents, qui étaient alors jeunes et d’un certain niveau de formation, s’en sont plutôt bien sortis, cela n’avait pas été le cas de tous les allemands de l’Est.

En fin de compte, cette manifestation a aussi permis aux témoins de discuter entre eux de leur vie en RDA, ce qu’ils n’avaient jamais fait auparavant !

Christine de Mazières a conclu cet après-midi en présentant son roman « Trois jours à Berlin », prouvant que la fiction, pimentée d’une pincée autobiographique, peut rejoindre la réalité des témoignages.

Nous vous remercions d’être venus si nombreux à cet événement !

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